Le roi est mort! Vive le roi!
Hé oui ce blog est fini! Il était temps d'ailleurs!
Alors pour compenser l'immense perte culturelle pour l'humanité que cette fermeture engendre, je vais tenter tant bien que mal de lancer un video-blog qui aura pour thème "Moi perdu au pays basque" ... super j'en salive d'avance... 
Voilà quoi, ça se passe par là: http://adadaprod.free.fr/Blog/index.php

Manpower Biarritz calling :
"Mes félicitations vous êtes retenu pour le poste !"
Ça par exemple ! Qui l’eut cru ?
Le gros souci à présent est le logement, je commence le 31 juillet, et SDF ou non, je serais là-bas!
Avec la période estivale, les logements sont tous pris d’assaut, les FJT et auberge de jeunesse également…
Il existe des entreprises, m'a-t-on rapporté, qui, imposant un délai très court au nouvel embauché, paye les frais d'hôtel ou d'hébergement provisoire. Il en est même qui rembourse les frais de transports pour un entretien...
Une chose est sûr, ce n'est pas à moi que ça arrivera!
*** a doublé son chiffre d'affaire au cours des deux dernières années (26,5M€ en 2006), c'est une entreprise dynamique qui ne semble pas mourir de faim... il m'impose de commencer dans une semaine, conscient que j'habite à 1000Km de là et de la difficulté de trouver un logement... une chose est sûr, je me souviendrais de leur aide!
Enfin bref, j'ai un job à présent, happy end!
Les paris sont ouverts, combien de temps vais-je rester dans ce nouveau travail?
...
Merci d'avoir suivi ces aventures trépidantes, qui seront bientôt adapté au cinéma après la sortie prochaine du futur best-seller!
See You!
THE END !
Impossible de travailler dans une bibliothèque ou un centre de documentation, je ne reçois que des réponses négatives ou des promesses fumeuses projetant dans un avenir lointain. Alors je baisse les bras, et depuis une semaine je multiplie les candidatures basiques comme Jésus multipliait les sandwichs au poisson pendant les noces de Cana. Résultat je me retrouve avec une sérieuse possibilité à Bayonne, mission intérim (encore... ) d’un an comme Rédacteur Technique. Entretien mardi, 200€ l’aller-retour, puisque chômeur indemnisé par les Assedic je n’ai pas droit à l’aide à la mobilité géographique donc si je ne suis pas pris j’envoie la facture à l’entreprise ou je réclame mon poids en jambon de Bayonne. Une offre d’emploi peut en cacher une autre, je commence à le comprendre, alors un second entretien se profile pour Paris, assemblage de console de mixage numérique, sympa mais un contact prolongé avec l’électronique, comme pour Belfort, me couvre, hélas, le corps d’Herpes… Bref, entre un jambon-beurre et un jambon de Bayonne le choix me semble vite fait !
Pas de surprise, j’ai quitté ce job miteux. Le responsable des ressources humaines tout comme le chef d’atelier étaient à ce point compréhensif que je me demande s’il n’était pas content de mon départ.
Bref, le point délicat va être avec l’agence d’intérim, Vediorbis une fois de plus…
Vendredi devait être un jour d’essai supplémentaire, mais aujourd’hui je reçois un contrat de mission d’une semaine complète au lieu d’un jour. Ce qui implique que je n’ai pas quitté ce job en fin de mission mais en cours de mission. Cela va-t-il poser un problème avec les Assedic ? Dans le doute, je refuse, je ne signe pas ce contrat, je ne serais sans doute pas payé, on verra bien.
La semaine dernière j’avais postulé sur Lyon, un travail de rédacteur technique qui me paraissait bien agréable. Evidemment je n’ai pas été retenu, mais cette fois j’appelle pour un débriefing :
"Pourquoi ?
- Trop de diplômes, je n’ai pas confiance, généralement vous avez tendance à partir voir ailleurs.
- Trop instable ?
- Ce n’est pas ce que j’ai dit… l’autre souci c’est que vous n’habitez pas sur Lyon, si j’ai le choix entre une personne sur place et une qui va mettre 3 semaines pour trouver un logement, je n’hésite pas.
- Vous me conseillez de déménager d’abord et de postuler après ?
- Ce n’est pas ce que j’ai dit… mais vous pouvez "changer" votre adresse…"
Il y a quelque chose de blasant dans l’air aujourd’hui…
La conséquence immédiate de l’échec poitevin fut une brutale rechute : acoquinement avec le site de l’anpe et demain entretien pour un poste d’électronicien à Belfort. Oui j’ai honte ! Oui j’ai des nausées à l’idée de me vendre pour un job pareil ! Mais pourtant quel autre choix ? Impossible d’avoir une vacation dans une bibliothèque, les concours s’annoncent utopique comme toujours, et le chômage bien que confortable n’est pas éternel. Une remarque d’un jeune actif dynamique : "Je comprends pas, tu refuses des boulots dés qu’il s’agit d’électronique mais pourtant tu acceptes de bosser dans une usine…" Remarque pertinente, mais ce qu’il faut voir c’est que l’usine est toujours provisoire, job purement alimentaire et dieu soit loué éphémère, signer un CDI comme ouvrier jamais ! Comme électronicien (avant Poitiers) idem ! Mais à présent le temps passe (bientôt un an que ce blog existe) et le bilan lamentable : Deux ans que j’ai terminé mes études. Deux an de rmi, des missions intérim nauséabondes, des postes d’électroniciens sciemment refusés, des concours ratés, et à l’heure où le chômage prend place, l’illusion d’un travail-passion s’estompe pour laisser place à la réalité, celle de la défaite. Conclusion ? Inapte pour trouver un boulot qui me plaît, las du RMI et de l’obole des ASSEDIC, il faut bien se décider pour une solution intermédiaire, m’épargnant le bagne de l’usine et m’affranchissant de la mendicité sociale. Bref, de toute façon, tout est provisoire, renoncer au travail-passion n’implique pas travail-prison. Vers la fin de ce blog d’inutilité publique ?
En 732, à Poitiers, Charles Martel colle une claque à Abd-el-Rahman et stoppe ainsi la conquête arabe.
732 c’est aussi le nombre de kilomètres que j’ai parcouru pour me rendre dans cette même ville… pas de tourisme juste la folie des concours. Un concours pour travailler dans une bibliothèque, ma conquête pour 2006-2007.
Nul besoin de Charles Martel ou autre Clovis pour me renvoyer dans ma région bredouille…
1 poste ouvert, plus de 50 candidat(e)s et un niveau plus bas que je ne saurais l’imaginer. J’ai fait deux fautes d’inattention sur des définitions que je connaissais pourtant, mais voilà ce fut deux fautes de trop car lorsque le nombre de candidats devient aberrant et que le niveau du concours est ridicule, c’est un sans faute qu’on exige !
Cet échec à Poitiers n’est pas symbolique pour autant mais il a suffit pour me dégoutter des concours… Décidément Poitiers, cette jolie ville si semblable à Besançon, avec ses remparts, ses étudiants, ses punks à chien, ses sdf, ses traces d’urines et de vomis séchées sous un soleil presque azuréen, cette ville s’inscrit un peu plus encore comme l’imprenable, celle des tournants de l’histoire…
Alors oui je n’ai pas ce concours, mais un échec à Poitiers est un peu plus qu’une simple bataille perdue parmi d’autre, ne devrais-je pas en tirer les conclusions en me retirant du jeu des concours ?
Une chose est sûr, je ne ferais plus autant de kilomètres pour un concours, et alors que le seul moyen d’accéder à une bibliothèque passe par ce jeu, j’en viens même à remettre en cause ce simple objectif… C’est le syndrome de Poitiers !
Foutu ville, bref, futur flou mais dans cette grisaille grâce à une connaissance, une opportunité pour travailler dans un magasin de musique se détache lentement… le réseau, le marché caché de l’emploi, à ne pas négliger ! Foutu système !
A l’heure où tout le monde remplit sa déclaration de revenus, où le bon contribuable supporte un plus encore le poids des inactifs de mon espèce, je m’élève d’un échelon sur l’échelle de l’intégration, je passe du statut de RMIste à celui de Chômeur indemnisé, coûtant encore un peu plus à l’état ! Après un parcours du combattant pour récupérer les attestations Assedic que mes divers employeurs ont tous omis de me remettre, la réponse des Assedic tombe enfin : "Félicitations, vous avez désormais droit à 28,55€ brut par jour pendant 213 jours ! Quelle abondance ! De 375€ du RMI je passe à 856€ (brut… -3% pour la retraite complémentaire). J’ai travaillé 6 mois et j’ai droit à 7 mois de chômage… Par-dessus ça, une épidémie, due sans doute aux beaux jours, touche mon entourage. Cet été je connaîtrais plus de chômeur et RMIste que d’honnête travailleur ! Complètement fou ! Une vague de démission, licenciement négocié, et demande de RMI déferle de toute part. Chacun se refile les bons plans, les trucs et astuces et la nonchalance vis à vis d’un travail qui n’a décidément plus la valeur d’antan. C’est l’heure des impôts alors un peu de transparence ! Combien ai-je coûté à l’état ? 22 mois de RMI amputé par du travail intermittent et deux primes de Noël : 7015€ Jusqu’à la fin de l’année on me propose 213 jours de chômage : 6081€ brut Je crois qu’un salarié donne 2,44% pour l’assurance chômage et un employeur 4% ce qui donne en moyenne 1500€ par an. Pensez-y en remplissant votre déclaration d’impôts, il y a plus d’un million de RMIstes et 2 500 000 chômeurs indemnisés! Je pourrais même ajouter les bourses d’enseignement supérieur qu’on m’a attribué durant mes années à la fac et qui au final n’ont servi qu’à me donner des diplômes dont je ne sais que faire. Dernièrement j’ai croisé un ami d’enfance perdu de vue, il est responsable d’un bureau d’études à présent et paye plus de 150€ d’impôts par mois. Aigri mais l’esprit ouvert il concède : "C’est beaucoup mais bon, si je paye autant c’est que j’en ai les moyens"
PS : N’oubliez pas de chercher un emploi !"